Autour de mon cœur décharné
Tourbillonnent les sombres nuages
Les tendresses de mon aimée
Ne sont que de simples mirages
Seul, dans ce triste désert, isolé
Je les vois accourir pour la curée.
Mon corps est une carasse saignante,
Mon coeur écorché une proie tentante.
De sinistres monstres de cauchemar
Venus ravir les bribes de ma vie
Accourent à toute volée sans retard
Se repaître de mes terribles cris.
Je sens venir mes dernières heures,
Je vais pourrir dans ce désert!
Ô Triste sort qui me dessert,
Vas-y, sourit de mon malheur!
Alors quand tu passeras ici
Auprès de ma caracasse sans âme
Passant, ne verse pas de larmes
L'eau est ici plus précieuse que ma vie