Je suis seul sur un banc.
Le parc est désert
Le silence… inquiétant.
Et ce vent qui me ressert
Le même refrain, la même rengaine.
Souffle diabolique qui étreint mon cœur.
Des piques assassines, voilà ce qu’il dégaine.
Ma confiance ébranlée, tel est mon malheur.
Je suis seul sur un blanc
Est-ce la couleur du deuil ?
La mort et moi face à face, c’est troublant.
Car j’ai déjà préparé mon cercueil.
Son coffre de bois a l’air si reposant.
Un simple geste, un seul, me suffira
Et elle, souriante, me tend les bras.
Je suis seul, tout est néant.
Autour, les limbes m’accueillent.
Je m’envole doucement
Car j’ai prié pour que la mort me cueille.
Tout est vide comme avant.
Mon cœur s’alarme, mon esprit pleure
Une horloge, son tic tac entêtant,
Indique que pour moi il est l’heure.
Je suis seul sur un banc
L’abîme profond se déserte
Le silence est obsédant.
Les pensées qui me sont offertes
Continuent leurs obsédantes rengaines
Souffle diabolique qui m’obsède et me gêne.
Les pieux meurtriers crucifient mon cœur
Je pars sans avoir connu le bonheur.